Le secteur du bâtiment reste avec celui des transports, le plus gros consommateur d’énergie. Cela représente en France environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Chaque année plus d’une tonne d’équivalent pétrole est consommée par habitant. Le secteur du bâtiment génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% du total des émissions.

Le chauffage à lui seul représente près des 2/3 de cette consommation énergétique et la majeure partie des émissions de CO2 en raison du contenu élevé en carbone des combustibles fossiles et de l’électricité utilisée lors des périodes très froides. La facture annuelle de chauffage tend à augmenter inexorablement avec la hausse du prix des énergies. Les dépenses annuelles d’un foyer peuvent ainsi varier de 250 € pour une maison « basse consommation » à plus de 1 800 € /an pour une maison mal isolée.

Grâce aux évolutions des réglementations thermiques dans la construction neuve, les bâtiments sont de mieux en mieux isolés, mais aussi ventilés et équipés pour devenir raisonnables en consommation et pérennes.

La RT 2012

La Réglementation Thermique (RT2012) a pour objectif, comme les précédentes réglementations thermiques, de limiter la consommation énergétique des bâtiments neufs qu’ils soient pour de l’habitation (résidentiel) ou pour les autres usages (tertiaire).

La Réglementation Thermique 2012 s’applique à tous les bâtiments neufs depuis le 1er janvier 2013 et amène ces bâtiments au niveau des bâtiments basses consommation (BBC) avec des obligations de résultats.

Les exigences de la RT 2012 :

Trois exigences de résultats

  • Exigence d’efficacité énergétique du bâti et de sa conception : le besoin bioclimatique ou Bbio
  • Exigence de consommation maximale : « Cmax » (5 usages pris en compte : chauffage, production d’eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires)
  • Exigence de confort d’été
maison isolée polyuréthane
Illustration : Recticel Insolation

La RE 2020

Cette future réglementation trace la route vers un bâtiment neuf qui sera autonome dans ses consommations d’énergie pour l’amener à un niveau BEPOS (Bâtiment à Énergie POSitive).

Elle ne se contentera pas d’imposer des résultats énergétiques mais aura aussi des exigences fortes en matières de réduction d’empreinte carbone et donc d’émissions de gaz à effet de serre.

D’ores et déjà, un nouveau bâtiment peut être labellisé dans le cadre de l’expérimentation E+C- :

Ainsi les nouveaux bâtiments devront toujours être plus efficace en matière de performance énergétique mais aussi participer à la réduction des émissions de GES et favoriser le déploiement des énergies renouvelables.